
| Conduite du pâturage en montagne |
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Depuis 2005, des travaux de recherche sont menés en partenariat avec l'INRA Ecodéveloppement Avignon, autour du lien entre agriculture et environnement dans le massif des Bauges. Comment optimiser l'impact du pâturage sur les pelouses envahies par les buissons, tout en obtenant des résultats zootechniques satisfaisant pour les éleveurs ? Voici une des questions sur l'agriculture de montagne abordée avec un regard neuf sur le Parc. Un véritable apprentissageL'éducation des vaches ! Voilà une des observations réalisées par l'équipe de l'INRA Ecodéveloppement d'Avignon auprès des éleveurs des Bauges et de leurs jeunes vaches. En effet les animaux d'élevage doivent apprendre leur métier avant d'être capables de pâturer sans risque les pentes ou de consommer des végétations très variées en montagne. Une vache de montagne n'est pas seulement une vache de race tarine ou abondance. C'est avant tout une vache qui a le pied montagnard et la connaissance des fourrages de montagne. Les éleveurs peuvent améliorer les aptitudes des animaux en organisant l'apprentissage des veaux dans des « parcs écoles » comprenant des terrains pentus et des végétations variées. Les animaux adultes exploiteront mieux l'ensemble des ressources de la montagne. Le repas d'une génisseQue mange une génisse (jeune vache) dans les pâturages d'altitude et les milieux embroussaillés ? En observant à l'alpage d'Armenaz (Réserve Nationale de Chasse) les menus des vaches, les chercheurs de l'INRA ont montré qu'au cours des quatre repas quotidiens (environ 2heures par repas), les génisses peuvent consommer environ 30% de végétation issues des buissons (feuillages, jeunes pousses, bourgeons). De plus, la variété des végétations stimule leur appétit ! C'est-à-dire qu'une génisse qui a accès à des buissons ingère globalement plus de fourrage. Le pâturage au secours du boisement des pelousesComment éviter le boisement des pelouses et la fermeture des paysages ? Le pâturage est bien la seule méthode adaptée à l'entretien des pelouses, des prés et des bois de montagne. On a pu mesurer qu'il a un effet direct sur la maîtrise de la dynamique des buissons, notamment en stoppant la régénération des plantules d'Aulne vert, arbuste particulièrement envahissant dans les Bauges. Si l'impact sur les buissons adultes est moyen, l'impact est donc beaucoup plus fort sur la reproduction et la colonisation des buissons. Le pâturage permet donc de stopper la dynamique des ligneux, voire de la faire régresser à moyen terme. |


